jeudi 16 octobre 2014





Le numéro 13 de  Nioques vient de paraître ! Pour le commander ou vous abonner, envoyez un mail à nioques@gmail.com

dimanche 8 décembre 2013



Le numéro 12 de Nioques vient de paraître ! Il contient 267 pages de matériaux inédits et coûte 23 euros.

Pour le commander, envoyez un mail à nioques@gmail.com

En nous écrivant vous pourrez également nous demander le bulletin d'abonnement (qui comprend la livraison des numéros prévus en 2014).

lundi 5 novembre 2012

Anne-Marie Albiach




Anne-Marie Albiach, Anne-Marie, sa voix, ses voix écrites, son visage, ses visages, en nous et entre nous. C’est peu dire qu’elle nous traverse, elle, qu’elles nous traversent, ces voix, et nous ont changés. Qu’elles nous ont appris à écrire. Qu’elles nous en ont d’abord donné le désir, fou, insensé, absolu, définitif. Je sais que je partage ces moments décisifs. Nous sommes aujourd’hui comme déracinés. Mais cela, flammigère, ne cesse. Quelque chose, cette lumière, elle, et brûle et chante.

Jean-Marie Gleize   

dimanche 4 novembre 2012

Parution du nouveau numéro 11



Le nouveau numéro de Nioques vient de paraître chez notre nouvel éditeur, La Fabrique ! Ce numéro 11 contient 285 pages de matériaux inédits et coûte 19 euros.


Pour le commander, envoyez un mail à nioques@gmail.com

En nous écrivant vous pourrez également nous demander le bulletin d'abonnement (qui comprend la livraison des numéros prévus en 2013).

samedi 5 juin 2010

Association Nioques-Outside

L'association Nioques-Outside est née. Elle a été inaugurée par une première manifestation les 28 et 29 mai 2010 à l'ENS Lyon: deux jours de lectures, performances, interventions, tables rondes, projections de films, musique, sous le signe de la recherche, de la (post-)poésie, et de l'expérimentation...
Il s'agissait d'inaugurer une série de manifestations qui désormais seront proposées par l'association dans différents lieux d'acceuil, librairies, musées, médiathèques, universités, galleries...
Nous appelons tous ceux qui souhaitent se joindre à notre projet ou le soutenir, et bien évidemment tous ceux qui ont déjà participé à nos activités d'une façon ou d'une autre, à souscrire à l'association.

Cotisation:
ordinaire : 15 euros
étudiant: 10 euros
de soutien: à partir de 30 euros

Les chèques sont à libeller à l'ordre de Association Nioques-Outside, et à envoyer à l'adresse suivante:

Association Nioques-Outside
Chemin Saint-Jean
62 Avenue Jean Giono
04130 Volx

dimanche 31 janvier 2010

La revue Nioques a été créée en 1990 par Jean-Marie Gleize aux éditions La Sétérée. Elle fête donc en cette année 2010 ses vingt ans d’existence.

Il s’agissait d’abord d’affirmer une solidarité offensive et créative avec l’héritage « moderniste » et critique du premier et du second vingtième siècle, ceci dans un contexte où s’exprimait avec insistance, depuis le début des années 80, l’idéologie d’un retour nécessaire aux évidences « lyriques » et « poétiques ». Nioques, sous le signe de l’immense travail d’exténuation de la vieillerie poétique entrepris en son temps par Francis Ponge à qui était emprunté le titre de la revue, se présentait donc d’emblée comme une revue de poésie en état de résistance formelle, une revue de recherche « après » la poésie.

Cette position de principe fut ensuite confirmée et radicalisée au cours de la seconde vie de la revue, sous couverture noire, aux éditions Al Dante. Il s’est agi alors de mettre davantage encore l’accent sur les jeunes pratiques émergentes (Tarkos, Chaton, Quintyn…), en même temps que de rendre justice et visibilité, par la publication de livres à côté et sous le signe de la revue, à des oeuvres expérimentales, comme celle de Bernard Heidseick par exemple. On voulait aussi donner consistance et pertinence théorique à des catégories comme celles de « document » et de « dispositif » poétiques, redéfinir les pratiques de montage, proposer de nouvelles voies et de nouvelles façons de faire en régime postpoétique.

Nous sommes aujourd’hui dans la troisième phase de ce long parcours, qui a commencé à Lyon aux éphémères éditions Succursale et se prolonge aujourd’hui aux éditions Le Mot et le reste à Marseille. Le moment présent dans l’histoire de la revue se caractérise par l’attention continue et soutenue au surgissement de nouveaux venus aux propositions percutantes (David Burty, Sabine Tamisier, Elodie Petit…) ; il se caractérise également par la volonté de faire toute leur place aux textes traduits, de l’américain (pour les grands « classiques », Gertrude Stein ou Charles Reznikoff, et pour les grands actuels, Charles Bernstein ou Carla Harryman par exemple), mais aussi des italiens, des brésiliens, des suédois… De cette volonté témoignent la présence désormais au comité de rédaction de trois écrivains, une américaine, N. Wedell, un italien, A. de Francesco, et un canadien, A. Farah. Enfin le contexte actuel, ou si l’on veut, le moment historique dans lequel nous vivons et écrivons, nous incite à prolonger le travail « critique » qui a toujours été celui de Nioques en direction d’une réflexion approfondie sur le sens directement ou obliquement politique des pratiques et des recherches formelles qui sont les nôtres. De ce point de vue la présence du texte de Julien Coupat intitulé « La situation est excellente », dans le numéro 6 de la revue peut être compris comme une déclaration d’intention.


Le numéro 7/8 de la Revue Nioques, à paraître en avril 2010

Ce numéro qui se veut à la fois offensivement engagé et formellement équilibré, s’ouvre sur une série de variations manuscrites inédites de Francis Ponge, écrites en 1947, sous le titre « Pourquoi je suis communiste ». Il s’achève sur deux pages du jeune éditeur, plasticien et poète américain James Hoff , qui nous donnent à voir et reconsidérer la problématique permutation des catégories gauche-droite. Au centre du volume la reproduction de l’édition originale de L’action directe d’Emile Pouget, notion qui reste, pour beaucoup d’entre nous, d’une brûlante actualité sur bien des terrains de lutte.
Entre ces deux bornes et de part et d’autre du texte de Pouget qui lui-même est immédiatement précédé et suivi de photographies rendant compte d’une réalité urbaine assez violente (par Alexandra Bouge), le volume propose un certain nombre de textes en alternance avec des massifs incluant des images (les Photographies d’Alain Rivière sur le premier versant, le Carnet noir d’Elodie Petit sur le second). Ces textes sont eux-mêmes disposés de telle manière que se tisse un dialogue continu, en va et vient « glissé » entre élaboration poétique et fiction critique, analytique : ainsi par exemple la série de textes de Weinzaeflen peut être lue comme une suite de « poèmes en prose » (plutôt corrosifs) tandis que le texte de Séphanie Eligert « Les collaborateurs » relève, comme celui de Nathalie Quintane d’une volonté de comprendre « ce que parler veut dire », dans notre société et les « Sociétés » qui la dominent, de même encore, les lignes tendues minimales de l’américaine Ariana Reines succèdent immédiatement au montage d’Olivier Quintyn sur les politiques de reconduction des « étrangers » aux frontières.
L’horizon dans lequel se déploie désormais le travail de la revue peut se résumer assez bien dans ce que suggèrent nos camarades du groupe « fondcommun » présents dans ce numéro de Nioques : « la véritable activité littéraire ne peut prétendre à se dérouler dans un cadre littéraire –cela est au contraire l’expression ordinaire de sa stérilité. L’efficacité littéraire, pour être notable, ne peut naître que d’un échange rigoureux entre l’action et l’écriture ».
La revue Nioques entend désormais participer activement de la recherche de cet entre-deux.

mardi 26 janvier 2010